REBECCA (application web)
https://rebecca-parlerauxvivants.fr

/ PRÉAMBULE

L’application web REBECCA (2024) est dans la continuité de Tout est vrai (2018) et Sans qu’aucun matin (2021).

/ DESCRIPTION

Application web permettant aux morts de parler aux vivants, REBECCA est créée par Simon, fils de Rebecca et Pablo, né dans Tout est vrai et retrouvé dans Sans qu’aucun matin.

/ MOT DE SIMON, concepteur de l’application REBECCA

Qui ne rêverait de trouver, à la mort d’un être cher, laissé par ce dernier et adressé à soi, un cahier rempli d’une série de messages inédits ? Des messages qui garderaient ouvert le champ des possibles. Oui, celle que j’aimais est morte, mais tout n’est pas fini ; parce qu’il me reste à lire ces messages couvrant les pages du cahier qu’elle m’a laissé, précieux, comme autant de surprises. 
Ma mère s’appelait Rebecca. Elle est morte à ma naissance. Elle ne m’a rien laissé, sinon une photo. Je le regrette beaucoup. Je ne peux rien y faire. Nous tous qui survivons ne pouvons rien y faire. 
Sinon écrire. Et offrir à ceux que nous aimons ce que l’on n’a pas eu, et qu’on aurait rêvé. Oui, je peux écrire à Lisa, à Mircea et à tous ceux que j’aime. Des mots qu’ils recevront si je pars avant eux.
Mais écrire où ? Sur quel cahier ? Mon application REBECCA est ce cahier, mais encore mieux ! On y choisit des dates : l’anniversaire d’une rencontre, d’un mariage, de l’être cher ; ou bien une fête, Noël peut-être, ou Pâques, et l’on écrit. On écrit en pensant à la joie que l’être aimé connaîtra en lisant, plus tard, après. Longtemps après, plusieurs années, si on le souhaite. La joie qu’il aura de savoir qu’une série de messages l’attend.
Des messages tragiques bien sûr. Car l’amour comme la mort sont tragiques. Et des mots drôles aussi, et l’on peut voir l’autre sourire, par avance. 
Visitez REBECCA et voyez ce qu’elle offre. Tout y est expliqué. 
Portez-vous bien !
Simon


/ GENÈSE

1. Dans le film Tout est vrai, Zoé Jaspers tente de faire le deuil de Pablo, le garçon qu’elle aimait, qu’elle a vu disparaître sous ses yeux.
Et pour y parvenir, elle imagine que c’est elle qui aurait disparu, que Pablo aurait survécu. Dans le roman Tout est vrai qu’elle signe, elle raconte la vie qu’il aurait eue, alors. Comment il aurait rencontré Rebecca, qu’il aurait aimée, comment ensemble ils auraient eu un fils qu’ils auraient appelé Simon. Que Simon à peine né, Rebecca aurait disparu à son tour. Que l’enfant aurait grandi près de son père, heureux, et pourtant traversé par une faille, par où jaillit l’abime, le sans-fond, trace laissée par l’absence de sa mère.

2. Simon est grand, maintenant, il est adulte, a fini ses études, la vingtaine. Il est devenu développeur web. Parce qu’il veut combler cette absence qui le traverse depuis toujours par une application ; c’est Sans qu’aucun matin, qui donne au film son nom. Mais cette application, qui vise à contrôler son destin et à se prémunir de la perte, est trop théorique, peut-être même inhumaine ; c’est son père et ses amis qui l’affirment. Devant l’échec de son projet et sur les conseils de son père, Simon part visiter une terre de son enfance, l’île d’un de ses étés qui le rappelle à sa mère.

3. Sur l’île où il sait que ses parents se sont aimés, avant que lui ne naisse, il commence à écrire à sa mère. Des lettres pour lui-même, où il avoue comme il aurait aimé qu’elle lui eût laissé un message, ou le son de sa voix sur une cassette, qu’importe ; quelque objet auquel il aurait pu se raccrocher, alors.

4. C’est en produisant cette correspondance sans réciprocité que Simon dessine peu à peu les contours de son nouveau projet, une application qui permet aux morts de parler aux vivants et qu’il nomme en hommage à sa mère, REBECCA.

/ PRÉSENTATION

/ CREDITS
Conception de Simon ; programmation : Jean Goua.

Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des Artistes qui lui a apporté son soutien.