BOAZ I, LA LÉGENDE

/ INTRODUCTION

Sujet : Boaz est la légende. C’est le postulat du récit et c’est la communauté où vit le jeune homme qui l’imagine, parce qu’elle a besoin d’une surface où projeter son désir de transcendance ; Boaz est cette surface. Pourtant, lui n’a rien demandé. Il aurait d’ailleurs préféré être un garçon comme les autres. Mais il accepte sa charge et donc n’est rien, n’existe pas pour lui-même ; il ne vit que pour eux.
Mais la légende ne peut pas vivre et tous le savent : Amos son père, Deborah sa soeur et la communauté toute entière qui le laissent partir, en conscience, mais sans savoir qu’il emportera avec lui Malachie, ce frère qui le vénère, duquel il est inséparable.

Sujet du roman : Au sein de la communauté où il a grandi, un jeune homme est désigné légende. C’est Boaz. Maintenant, il a dix huit ans. La journée, il travaille à l’épicerie avec Amos, son presque père, et le reste du temps il le passe avec Malachie, son presque frère qui étudie désormais à l’université. Avec Amos et Malachie, Boaz nourrit un lien unique, Deborah en est témoin. Entre Paris où ils vivent tous les quatre et l’île italienne où ils passent tous leurs étés, le temps passe. Maintenant, le temps a passé. Boaz, Malachie et Deborah ont vingt ans et chacun est peu à peu devenu ce qu’il est, absolument, et quel qu’en soit le prix.

/ DANS L’EXPOSITION, GALERIE SATOR

L’essentiel des œuvres exposées sont réalisées par les personnages, tout au long du récit ; ils éclairent sur la vie de Boaz. Et pour Malachie, des œuvres évoquant la légende de Boaz : une série de poupées de paille faisant référence au culte du Cargo, des photographies de croix sur les murs de l’île de Procida, des dessins représentant des nageurs en étoile ; pour Amos des objets familiers, photographies de famille que Deborah assortit de dessins dans un album également exposé. Enfin, un film est projeté, créé à partir d’images tournées par Boaz lui-même, sur son petit caméscope. Romain, quant à lui, signe le roman et des affiches sous forme de cyanotypes.

/ ŒUVRES

  • Boaz, film — 23 min
  • Boaz est mon frère — vidéo, 5 min 50
  • Les poupées de Malachie — raphia & fil de fer
  • Les portraits des poupées
  • Les photographies des croix sur les murs
  • L’album d’Amos et Deborah — album photo 60p, avec Meris Angioletti
  • Les étoiles de Malachie — dessins transférés sur cyanotypes, dim. 100 x 70 cm
  • Lettre de Malachie adressée à Romain
  • Les affiches — extraits de documents transférés sur cyanotypes, dim. 30 x 40 cm
  • Boaz, roman, ed. illimitée, 10 x 17 cm

/ LE FILM

Synopsis : Avec sa petite caméra qu’il garde toujours près de lui, Boaz filme son quotidien, et en particulier Malachie, son presque frère duquel il est inséparable. D’ailleurs, pour les vacances d’été de leurs vingt ans, sur l’île, ils ont le projet de réaliser un film ; une idée de Malachie qui souhaite lever le voile sur la véritable nature de son frère, qui souhaite dire enfin pourquoi il l’admire tant. Mais Amos, leur père, annule les vacances et Boaz décide de convaincre Malachie qu’ils fassent leur film, malgré tout.

/ CRÉDITS

Film de Romain Kronenberg & Boaz, avec Baptiste Viot-Coster, Gabriel Deslias, Yannis Amouroux, Audrey Bonnet, Mathieu Amalric & Zéphir Moreels. Montage de l’artiste, direction de la photographie Julia Mingo, musique originale de l’artiste, produit par Delphine Schmit (Tripode Productions). Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée.

Le projet Boaz a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des artistes, avec le soutien de la direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (Ministère de la culture).